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La droite parisienne soutient Autolib comme la corde soutient le pendu
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Autolib-métropolev3Dans son édition du 8 novembre Libération met en cause Anne Hidalgo en voulant faire passer pour au mieux de la prudence, au pire de l’indécision la position de la droite parisienne vis-à-vis d’Autolib.
S’abstenir ce n’est pas agir, ni décider pour les parisiens
Avec les 100 000 abonnements vendus depuis le 5 décembre 2011 et ses 3,5 millions locations, Autolib’ est un succès! Oui, il fallait avoir du courage et de l’ambition pour Paris pour lancer un service de voitures électriques en libre-service dans toute la Métropole. Comme pour le tramway des maréchaux, comme pour les berges, que n’avons-nous pas entendu de la droite parisienne à propos de ce service public…On nous promettait un gaspillage financier, des diminutions drastiques des places de stationnement. En décembre 2009, J François Lamour, alors président du groupe UMP au conseil de Paris, demandait le report du projet… Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement déclare sur BFM le 3 janvier 2011 « je suis plus sceptique sur Autolib (…) on ne sait pas en quoi ça correspond aux attentes des Parisiens (…) Les Londoniens se sont même un peu étonné et donc voilà, ça fait partie des préoccupations (…) C’est aussi Paris qui prend des risques de voir un service qui serait dénaturé ».  Alors même que de nombreuses municipalités gérées par des équipes de droite adhéraient au projet et reconnaissaient dès le début la pertinence d’un tel service, la droite parisienne, de façon bien hypocrite, s’y opposait en sous-main.

Les parisiens aujourd’hui sont satisfaits de ce service économique et écologique. Partager une voiture qui peut se louer 5 fois par jour sans bruit ni émission polluante a de quoi convaincre les plus sceptiques.
Anne Hidalgo a simplement rappelé l’attentisme des élus UMP sur le projet Autolib’ et leurs manœuvres dilatoires pour ne rien faire et conserver une ville  dédiée à la voiture polluante et au stationnement anarchique. S’abstenir ce n’est ni agir ni décider. A quoi bon voter pour des élus qui ne décident pas et qui reportent tout au lendemain ?
Ce n’est donc pas Anne Hidalgo qui perd les pédales sur Autolib, mais bien le camp conservateur qui n’a toujours pas passé la seconde sur ce sujet comme sur de nombreux autres. D’ailleurs, dans le dépliant programmatique rendu public cette semaine, la droite se garde bien une fois de plus de toute proposition innovante.

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